Mardi 13 mai 2008

 La fête du printemps correspond au Nouvel An du calendrier lunaire. Ce jour là, toutes les familles collent sur leur porte des bandes de papier rouge qui expriment des souhaits et tirent des pétards pour souhaiter une bonne nouvelle année...

D'après la légende, il y a très longtemps, existait un monstre très cruel nommé Nian, qui n'arrêtait pas de commettre des crimes.
Le génie du Ciel l'enferma au plus profond des montagnes ne lui permettant de sortir qu'une fois tous les douze mois.

Les douze mois passés, Nian sortit et recommença à commettre des crimes.
On discuta du moyen de lutter contre ce fléau. Quelqu'un dit que Nian craignait le rouge, le feu et le bruit.

On colla donc des bandes de papier rouge sur lesquelles étaient écrites des sentences, on tira des pétards et on battit du gong et du tambour.
Le monstre trembla de peur.
Le soir tombé, toutes les familles allumèrent leurs lanternes.

Terriblement effrayé, le monstre s'enfuit dans les montagnes et n'eut plus le courage d'en ressortir.
Nian le monstre était vaincu, mais l'habitude de fêter ainsi le Nouvel An s'est transmise jusqu'à nos jours...


Sources : La légende des 10 fêtes chinoises, Editeur : Les Livres du Dauphin (1992).

par Iris publié dans : Conte
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Dimanche 11 mai 2008

Jean Markale a écrit de nombreux livres ayant trait aux légendes et notamment celles de Bretagne (notamment sur la légende arthurienne).
Ici il s'agit d'un conte tiré du livre "Contes et légendes des pays celtes", conte que j'ai déjà retrouvé dans divers ouvrages avec quelques changements mais toujours avec la même trame de fond...

   C'était dans le temps, quand seuls les oiseaux volaient dans le ciel et que la nuit était noire dans les campagnes. Il y avait, dans un village, aux environs de Daoulas ou de Saint Urbain, à moins que ce ne fût de Dirinon, trois bons camarades qui se retouvaient souvent le soir, après une dure journée de labeur. Lorsque le temps le permettait, ils allaient se promener sur les landes, et lorsqu'il pleuvait ou faisait trop froid, ils se réfugiaient chez l'un d'entre eux pour boire une bolée et deviser de choses et d'autres. Et, dans tout le pays, on ne tarissait pas d'éloges sur eux à cause de leur sérieux et de leur vie rangée. D'ailleurs, beaucoup de filles espéraient qu'ils jetteraient les yeux sur elles, persuadées qu'ils feraient de très bons maris.

   Or, un soir d'automne où le ciel était maussade et où le vent soufflait en rafales, l'un des trois dit aux autres :
   - Si nous allions faire une partie de cartes à l'auberge ?

   La proposition fut tout de suite adoptée, et, sans plus tarder, ils se dirigèrent vers l'auberge la plus voisine. Pour s'y rendre, il fallait passer par la Croix-Rouge, qui était plantée à l'intersection de trois chemins, en pleine lande et très loin de toute habitation. La nuit était déjà fort avancée, et elle était très sombre, car la lune n'était pas encore levée et les nuages se bousculaient dans le ciel. Pour parcourir plus aisément leur chemin, qui était caillouteux et parsemé de trous, chacun d'eux avait un gros bâton. Mais ils arrivèrent sans encombre à l'auberge.

   Ils s'assirent à une table et demandèrent des cartes à jouer. Mais, comme ils n'étaient que trois, il en manquait un pour faire leur compte. Ils n'eurent cependant pas de mal à décider un trimardeur qui soupait à l'auberge de se joindre à eux. Ils s'amusèrent beaucoup : les uns gagnaient et les autres perdaient, mais pour consoler ceux qui perdaient trop, ils se payaient de nombreux verres, et la bonne humeur ne faisait pas défaut.

   Après être restés un peu plus de deux heures à jouer, ils décidèrent de retourner chez eux : le lendemain ils avaient tous trois beaucoup à faire. Ils payèrent l'aubergiste, prirent congé de leur partenaire, et repartirent dans la nuit au milieu des tourbillons de vent. Arrivés près de la Croix-Rouge, ils virent un cavalier qui arrivait sur un cheval fringant. Lorsqu'ils parvint à leur hauteur et qu'ils les aperçut, il s'arrêta et descendit de sa monture.
   - Vous vous en allez déjà, camarades ? leur demanda t il.
   - Oui, monsieur, répondirent-ils. Il commence à se faire tard et nous avons beaucoup de travail demain matin.
   - Allons !, allons !, reprit le cavalier. Il faut prendre du bon temps avant de se remettre au travail. Il n'est pas si tard que vous le pensez. Moi, j'ai l'intention de jouer un bon moment. Si vous m'accompagnez à l'auberge, je m'engage à vous payer tout ce qui sera bu.

   Les trois camarades se concertèrent et, comme ils étaient un peu surexcités par la boisson, ils finirent par accepter.
   - Oui, dit encore le cavalier, mais il faut que l'un d'entre vous reste pour garder mon cheval. Qu'il soit sans crainte, je lui paierailargement sa peine lorsque nous reviendrons ici.

   C'est le plus jeune qui resta. Les deux autres rebroussèrent chemin en compagnie de l'homme. Dès qu'ils furent à l'auberge, ils se mirent à jouer avec plaisir, ayant repris avec eux le trimardeur qui avait été précédemment leur partenaire. Mais le cavalier perdait beaucoup, et les deux camarades ne se sentaient plus de joie. Tout à coup, une carte tomba sur le sol. Le cavalier se baissa pour la ramasser.
   - Non, dit le cavalier, c'est moi qui l'ai lâchée, c'est moi qui la ramasserai.
   C'est ce qu'il fit, mais il était trop tard. En se baissant, l'un des camarades avait pu remarquer les pieds du cavalier : ces pieds étaient fourchus comme ceux d'un ruminant. Il en fut tout bouleversé mais s'efforça de ne rien en laisser paraître.
   - Je crois qu'il est l'heure de nous en aller ! dit-il en se levant. Finissons cette partie et nous rentrerons à la maison.
   - Que non !, que non !, s'écria le cavalier.
   - Je dis qu'il est temps de finir ! répondit l'autre d'un ton qui exprimait bien sa détermination.
   Le cavalier, quant à lui, n'avait nulle envie de repartir. Il leur dit qu'il allait leur payer encore à boire et qu'il était disposé à jouer toute la nuit s'il le fallait, car il ne pouvait pas abandonner ainsi alors qu'il n'avait cessé de perdre. Mais le jeune homme qui avait aperçu les pieds fourchus lui répéta séchement, d'une voix déformée par la colère :
   - Je vous dis que nous finissons et que nous rentrons chez nous !
   - Nous, encore une fois non ! s'entêta le cavalier.
   - Alors je jette les cartes au feu ! s'écria le jeune homme.
   - Si c'est ainsi, finissons la partie et rentrons, puisque vous ne voulez pas rester.

   Le cavalier paraissait de fort mauvaise humeur, et il perdit encore cette dernière partie. Il se leva avec les autres et ils sortirent tous dans la nuit noire. Mais à la Croix-Rouge, pendant tout ce temps, celui des trois qui gardait le cheval s'était assis sur un bloc de pierre et pensait qu'il aurait bien voulu, lui aussi, continuer à jouer à l'auberge. Et il fut bien surpris quand il entendit le cheval qui parlait distinctement.
   - Tout à l'heure, disait le cheval, quand mon maître reviendra, il proposera de te donner autant d'argent que tu voudras. Mais prends garde : n'accepte rien de lui, sinon il t'entraînera jusqu'au plus profond de l'enfer.
   - Mais, dit le jeune homme, comment le sais-tu et comment se fait-il que tu parles comme un chrétien ?
   - C'est que, dit le cheval, je suis un chrétien qui est condamné à l'enfer parce qu'il a mené une vie dissolue. Le diable m'emmène avec lui chaque nuit lorsqu'il est à la recherche d'âmes pour remplir son enfer puant. Et je suis obligé de le suivre et de le porter. N'oublie pas mon conseil et crois-moi, mon garçon, car je suis ton grand-père. Et ne m'oublies pas dans tes prières !

   Le jeune homme fut bien étonné d'entendre ces paroles. Mais ses deux camarades revenaient avec le cavalier. Celui-ci, dès qu'il fut arrivé près de son cheval, demanda au garçon de combien était son compte.
   - Oh !, rien du tout, répondit le jeune homme. Je suis bien heureux de t'avoir rendu service et je n'attends aucune récompense.
   Le cavalier insista, lui offrant une poignée d'argent, puis une poignée de pièces d'or. Rien n'y fit : le jeune homme demeura intraitable. Alors, furieux d'avoir fait une si mauvaise journée, le cavalier sauta sur son cheval, le cravacha sauvagement et s'élança dans la nuitL Des étincelles jaillirent sous les sabots du cheval, puis celui-ci et son maître disparurent.
  
   Le plus jeune des camarades raconta aux deux autres ce que lui avait révélé le cheval, et celui qui avait vu les pieds fourchus du cavalier en fit également part à ses amis.
   - Nous l'avons échappé belle ! dirent-ils alors, car si nous avions joué plus longtemps avec le diable, il aurait réussi à nous entraîner en enfer.
   Ils se remirent en route et se hâtèrent de regagner leur maison. Mais ils se promirent bien de ne plus aller jouer aux cartes à l'auberge avec des inconnus.


par Iris publié dans : Conte
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Mardi 22 avril 2008


Dès que Hjalmar fut au lit, Ole Ferme l'Oeil toucha de sa petite seringue magique tous les meubles de la chambre, aussitôt ils se mirent tous à bavarder, mai ils ne parlaient que d'eux-mêmes, sauf le crachoir qui restait muet mais s'irritait de les voir si vaniteux, ne s'occupant que d'eux-mêmes, ne pensant qu'à eux-mêmes et n'ayant pas la plus petite pensée pour lui qui, modestement, restait dans son coin et tolérait qu'on lui crache dessus.

Au-dessus de la commode était suspendue une grande peinture dans un cadre doré, on y voyait un paysage avec de grands vieux arbres, des fleurs dans l'herbe, une pièce d'eau et une rivière qui coulait derrière le boi, passait devant de nombreux châteaux et se jetait au loin dans la mer libre.

Ole Ferme l'Oeil toucha le tableau de sa seringue, alors les oiseaux peints commencèrent à chanter, les branches des arbres ondulèrent et les nuages coururent dans le ciel, on pouvait voir leur ombre se déplacer sur le paysage.

Ole Ferme l'Oeil souleva Hjalmar jusqu'au cadre et le petit garçon posa ses jambes dans la peinture et le voilà debout dans l'herbe haute, le soleil brillait sur lui à travers la ramure.

Il courut jusqu'à l'eau, s'assit dans la barque peinte en rouge et blanc, les voiles brillaient comme de l'argent et six cygnes portant chacun un collier d'or autour du cou et une étoile bleue étincelante sur la tête, tiraient le bateau au long de la verte forêt où les arbres parlaient de brigands et de sorcières et les fleurs de ravissants petits elfes et de ce que les papillons leur avaient raconté.

De beaux poissons aux écailles d'or et d'argent nageaient derrière la barque, de temps en temps ils faisaient un saut et l'eau clapotait, les oiseaux rouges et blancs, grands et petits, volaient derrière en deux longues rangées, les moustiques dansaient, les hannetons bourdonnaient, ils voulaient tous accompagner Hjalmar et ils avaient tous une histoire à raconter.

Ah ! ce fut une belle promenade en bateau ! par moments, les bois étaient épais et sombres, puis ils devenaient des jardins ensoleillés et fleuris, avec de grands châteaux de cristal et de marbre. Sur les balcons se tenaient des princesses qui étaient toutes des petites filles connues de Hjalmar avec lesquelles il avait déjà joué. Elles étendaient la main et tendaient chacune le petit cochon de sucre le plus exquis qu'aucun con fiseur n'eût jamais vendu. Hjalmar au pasage saisissait par un bout le petit cochon, la petite fille tenait ferme de l'autre, en sorte que chacun en avait un morceau, elle le plus petit, Hjalmar de beaucoup le plus gros.

Devant chaque château de petits princes montaient la garde, ils portaient armes avec des sabres d'or et faisaient pleuvoir des raisins secs et des soldats de plomb. C'étaient de véritables princes.

Hjalmar naviguait tantôt à travers des forêts, tantôt à travers d'immenses salles ou à travers une ville. Il lui arriva même de traverser la ville où habitait sa bonne d'enfant, celle qui le portait dans ses bras quand il était tout petit et qui l'aimait tant. Elle lui fit des signes et lui sourit et chanta cet air charmant qu'elle avait, elle-même, composé pour lui :

     Je pense à toi à toute heure
     Mon cher petit Hjalmar chéri.
     C'est moi qui baisais ta petite bouche
     Et aussi ton front, tes joues vermeilles.

     Je t'ai entendu dire tes premiers mots
     Et puis il a fallu te quitter.
     Que Notre Seigneur te bénisse ici-bas
     Mon bel ange descendu des cieux.

Tous les oiseaux chantaient avec elle, les fleurs dansaient sur leur tige et les vieux arbres dodelinaient de la tête comme si Ole Ferme l'Oeil eût aussi, pour eux, raconté cette histoire.

par Iris publié dans : Conte
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Mardi 22 avril 2008


- Ecoute un peu, dit Ole Ferme l'Oeil le soir lorqu'il eut mis Hjalmar au lit, maintenant je vais décorer ta chambre. Et voilà que toutes les fleurs en pots devinrent de grands arbres étendant leurs branches jusqu'au plafond  et le long des murs, de sorte que la pièce avait l'air d'une jolie tonnelle. Toutes les branches étaient couvertes de fleurs chacune plus belle qu'une rose embaumant délicieusement, et s'il vous prenait envie de la manger, elle était plus sucrée que de la confiture. Les fruits brillaient comme de l'or et il y avait aussi des petits pains mollets, bourrés de raisins, c'était merveilleux. Mais tout à coup, des gémissements lamentables se firent entendre dans le tiroir de la table où Hjalmar rangeait ses livres de classe.

- Qu'est ce que c'est ? dit Ole Ferme l'Oeil. Il alla vers la table, ouvrit le tiroir. C'était l'ardoise qui se trouvait mal parce qu'un chiffre faux s'était introduit dans le calcul, le crayon d'ardoise sautait et s'agitait au bout de sa ficelle comme s'il était un petit chien, il aurait voulu corriger le calcul mais il n'y arrivait pas. Et puis il y avait le cahier d'écriture de Hjalmar, il se lamentait en dedans que ça faisait mal de l'entendre ! Sur chaque page il y avait des lettres majuscules modèles, chacune avec une petite lettre à côté d'elle formant une rangée modèle du haut en bas, et à côté de celles-là, il y en avait qui croyaient être semblables  aux modèles, c'étaient celles que Hjalmar avait écrites, celles-là allaient tout de travers comme si elles avaient trébuché sur le trait de crayon où elles auraient dû se poser.

- Regardez ! Voilà comment il faut vous tenir, disait le modèle, comme ça, à côté de moi, d'un seul trait.

- Oh ! nous voudrions bien, disaient les lettres de Hjalmar, mais nous n'y arrivons pas, nous sommes très malades.

- Alors, il faut vous purger, disait Ole Ferme l'Oeil.

- Oh !, non, non, criaient-elles, et les voilà debout toutes droites que c'en était un plaisir de les voir.

- Mais maintenant nous n'allons pas raconter d'histoire, dit Ole Ferme l'Oeil. Il faut que je leur fasse faire l'exercice ! un deux, un deux ! et il fit faire l'exercice aux lettres. Elles se tenaient aussi droites, étaient aussi bien constituées que n'importe quel modèle, mais une fois Ole Ferme l'Oeil parti, quand Hjalmar alla les voir, elles étaient aussi lamentables qu'auparavant...

par Iris publié dans : Conte
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Mardi 22 avril 2008

Dans le monde entier, il n'est personne qui sache autant d'histoires qu'Ole Ferme l'Oeil. Lui, il sait raconter...



Vers le soir, quand les enfants sont assis sagement à table ou sur leur petit tabouret, Ole Ferme l'Oeil arrive, il monte sans bruit l'escalier - il marche sur ses bas - il ouvre doucement la porte et pfutt ! il jette du lait doux dans les yeux des enfants, un peu seulement, mais assez cependant pour qu'ils ne puissent plus tenir les yeux ouverts ni par conséquent le voir ; il se glisse juste derrière eux et leur souffle dans la nuque, alors leur tête devient lourde, lourde - mais ça ne fait aucun mal, car Ole Ferme l'Oeil ne veut que du bien aux enfants - il veut seulement qu'ils se tiennent tranquilles pour qu'il puisse leur raconter des histoires.

Quand les enfants dorment, Ole Ferme l'Oeil s'assied sur le lit. Il est bien habillé, son habit est de soie, mais il est impossible d'en dire la couleur, il semble vert, rouge ou bleu selon qu'il se tourne, il tient un parapluie sous chaque bras, l'un décoré d'images et celui-là il l'ouvre au dessus des enfants sages qui rêvent alors toute la nuit des histoires ravissantes, et sur l'autre parapluie il n'y a rien. Il l'ouvre au dessus des enfants méchants, alors il dorment si lourdement que le matin en s'éveillant ils n'ont rien rêvé du tout.
Et maintenant nous allons vous dire comment Ole Ferme l'Oeil, durant toute une semaine, vint tous les soirs chez un petit garçon qui s'appelait Hjalmar et ce qu'il lui a raconté... sept petites histoires pour chaque jour de la semaine...

 
par Iris publié dans : Conte
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Samedi 19 avril 2008
J'avoue que j'adore lire à mes enfants des histoires. Ceci dit, j'adore leur lire les histoires du Père Castor. En effet, cela me rappelle quand moi-même j'ai commencé à écouter des histoires...
C'est clair que c'est un peu égoïste, quelque part, de vouloir imposer les lectures que l'on a aimé.
Mais visiblement, ces histoires accrochent toujours autant...
Mes préférés étaient poule rousse", "roule galette" et "Michka". Donc forcément, les premiers livres que j'ai acheté ont été ces titres... Nostalgie quand tu nous tiens....

 
par Iris publié dans : Conte
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