Lundi 2 novembre 2009


Vautré sur le bar, Marc regardait son verre... rempli à moitié... il avait déjà bu une bonne lampée... Avachi, la tête posée sur ses mains, il semblait intensément plongé dans une fascination hypnotique de son verre...

- Hey, Momo..." dit Marc au serveur derrière le comptoir, " à ton avis, mon verre, il est à moitié vide ou à moitié plein...

- en tout cas toi, tu l'es pas qu'à moitié plein..." dit Maurice en souriant.

- non, arrêteeeeeeeee de décônner... mon verre, il est à moitié plein ou à moitié vide... parce que tu vois là, telle que je vois les choses, ben c'est pas évident... si je regarde juste un peu plus haut, bien mon verre il semble se vider... alors que si je regarde par en bas, et bien il semble être plus rempli... c'est énervant, je sais pas comment ça se fait...

Marc poussa un soupir et retourna à sa contemplation. Au bout de quelques minutes, il reprit :

- Non mais c'est comme cette couleur, c'est clair que normalement on dit jaune... mais on dit plutôt doré parce que ça fait plus classe... c'est comme ce verre, à moitié con comme réflexions... en fait... comme les aveugles qu'il faut pas appeler comme ça mais plutôt non-voyant alors que ça leur permet pas de voir plus en fait... on se voile la face, on essaie de cacher les choses derrière des euphémismes mais en fait, au final, ben... elles sont toujours là... c'est marrant... enfin à moitié marrant... il faut pas dire que quelqu'un est noir mais de type africain... genre il savait pas qu'il avait une couleur de peau... comme moi, il faut pas qu'on dise que je suis blanc mais de type caucasien... la gueule !, je sais même pas où est le caucase !!! et on m'oblige à être de type caucasien... c'est à moitié descriminatoire non ?... qu'est ce que t'en pense Momo ?...

- J'en pense que tu devrais le boire ce verre au lieu de tergiverser...

- Ouais... j'aurais dû m'en douter... tout ce que tu veux c'est que je consomme... une logique toute commerciale... tu dois avoir des objectifs tous les jours... et un mec qui boit qu'à moitié son verre, ça fait pas bien... les autres clients se demandent s'il n'y a pas un problème et risquent de ne pas consommer... je vois je vois je vois... Mais moi, tu vois... je suis un chercheur... un grand chercheur et là !", dit il en montrant son verre de son index gauche, "Je sais toujours pas si ce verre est à moitié vide ou à moitié plein...

Marc repartit dans un long silence de réflexion intérieure... Tout à coup il se mit à agiter son verre :

- Tu vois, Momo, c'est troublant... être toujours sur la corde raide et se dire qu'il est si facile de tomber... se dire que demain, la mort peut t'emporter et se laisser quand même prendre par le travail... comment on peut se perdre dans son travail au point d'en oublier sa famille ?... comment peut on se retrouver à se couper de tout ceux qu'on aime... comment se fait-il qu'on puisse décider d'avoir une vie avec une femme, d'avoir des projets ensemble, de faire des enfants et tout à coup, ben ya plus rien...  on s'est à moitié compris, on a voulu entendre que ce qu'on voulait et on finit par se dire que c'est l'autre qui ne comprend rien... on se jette des mots à la figure comme la vaisselle et le vase de la belle mère... Pourquoi ? pourquoi ne veut on plus faire de concession ? pourquoi chacun campe sur ses positions ? pensant que le miracle doit venir de l'autre... alors que tant d'amour a uni, on a l'impression qu'il ne reste rien et que toute la relation n'a été qu'une énorme arnaque... comme s'il fallait que la logique explique quelque chose d'aussi irraisonné que l'amour... et les enfants... quel avenir, quel exemple pour eux qui se retrouvent déchirés entre les deux parents et qui ne souhaitent qu'une chose, que la famille soit comme avant et pas ce torchon déchiré que leur père et leur mère veut jeter à tout prix... je ne comprends pas... je suis perdu... à moitié vidé...

Marc sanglota un peu puis reprit son activité de contemplation... il ne dit rien pendant cinq minutes...

- Tu vois, Momo, c'est la toussaint, c'est la fête des morts... on doit honorer leur mémoire... mais qui le fait vraiment ?... Ce monde est en perte d'identité, ils cherchent tous leurs racines, ou fantasment leurs racines et perdent de vue une chose importante : s'il est essentiel de savoir d'où on vient, il est encore plus indispensable de savoir où l'on va... ils ne savent qu'à moitié où ils vont... les gens ne soucient guère du demain... dans ce monde de consommation... ils veulent consommer leur plaisir sur place... les gens se foutent de savoir ce qu'il y aura demain... ils se bornent à un gigantesque CARPE DIEM égoïste... ils ne se demandent plus ce que sera demain... seul compte l'instantané... je veux donc je prends... point n'est soucis de savoir si je le peux... je prends des crédits qui vont m'embarquer vers le surendettement et je monterai un dossier pour m'en sortir mais j'ai ma télévision plasma 127 pouces. Je vole des DVDs de jeu ou de vidéo, je vole des consoles de jeu car je suis un jeune qui peut pas en acheter... c'est normal de le faire... car je suis un jeune qui doit pouvoir en "jeter" et avoir l'air cool... On dit que le temps est fou... qu'il n'y a plus de saison... mais n'est ce pas tout ce monde qui est fou ?...

Marc s'arrêta de parler et prit son verre à deux mains en le fixant intensément...

- En y pensant bien...  Momo... il doit être à moitié plein ce verre et il est bien temps que je le vide...
 
Marc vida d'un trait son verre, paya son dû et sortit du bar. Un des clients se tourna vers Maurice et demanda quel était cet homme bien singulier.

-  un ange désabusé... ", dit simplement le serveur du bar "Le Purgatoire".

Iris


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Par Iris - Publié dans : Nouvelles - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mercredi 2 septembre 2009

Un petit pas, un petit saut...

Un regard qui se transforme...

Une sorte de renouveau...

Un sentiment hors norme...

 

Un bien-être diffus qui éclaire ma vie...

Un profond sentiment qui m'envahit

Chaque fois que je regarde ton visage

Alors que tu es endormie...

Des visions de demain en  partage,

Plus qu'une union,

Une renaissance, un bonheur

Qui revient chaque matin

frapper à la porte de mon coeur...

 

Iris

 

 

Par Iris - Publié dans : Poème - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Jeudi 27 août 2009
Et voilà c'est la fin, la fin des vacances...
on a fui la ruée des bouchons de travail pour aller se jeter dans le traffic des voitures courant vers le soleil bénéfique des vacances...
on a fui les durs réveils du matin pour aller au métro boulot dodo pour se retrouver à faire dodo, restau, fiesta à gogo !!
et maintenant il faut se résoudre à se retrouver confronter à une triste réalité : la fin des vacances...
Bientôt le retour à la réalité du travail...
Aussi, pour en profiter pleinement, je me repose sereinement et goûte jusqu'au bout au goût aérien des vacances...

A bientôt, bon courage pour ce retour aux choses sérieuses !!! ^^
 
Par Iris - Publié dans : Pensées - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Vendredi 3 juillet 2009

 

Après une longue marche, le chevalier débordant de bravoure et d'ambition fit une halte à l'entrée du désert. Il était soucieux, il n'avait pas peur de traverser ce vaste espace, il avait une tâche à accomplir qui lui avait été demandé par son roi et naturellement par fidélité il avait accepté cette mission... C'est cette dernière qui le perturbait beaucoup, en effet son travail était d'aller porter un message mais sa conscience se révoltait. Il savait qu'il s'agissait d'une trahison...

En tant qu'homme fidèle, il ne s'arrêta surtout pas sur ses petites interrogations qu'ont la plupart des gens, il avait une mission à accomplir. Alors il se soulagea en buvant une grande gorgée d'eau encore relativement fraîche de sa gourde.

Deux hommes d'une caravane qui passait par là, remarquèrent le chevalier avant son entrée dans les dunes. Ce furent les dernières personnes à le voir encore en vie.


Le messager marchait d'un pas relativement rapide, il ne savait quelle motivation le poussait à avancer aussi vite. Après quelques instants de réflexion, il se donna comme alibi la chaleur du temps et peut-être le peu de fatigue qu'il ressentait. Le problème était bien là : l'atmosphère autour de lui était brouillée. Un embryon de peur s'infiltra dans l'esprit de l'émissaire car plus il avançait et plus le temps devenait incertain.

Mais le pire était que le messager était déchiré par des sentiments antagonistes ; des vagues de pensées lui disaient : "Accomplis ton travail !" alors que d'autres répondaient : "Fais confiance à ta conscience !" La tranquillité semblait vouloir déserter sa tête. Toutes ses idées grouillaient, s'enchevêtraient comme d'immondes pustules. Il se prit la tête entre les mains et serra de plus en plus fort ses tempes. Ses yeux se crispèrent. Il sentit le vent caresser son visage, une tempête allait sans doute arriver.

La confusion ne voulait refluer de sa tête, il serra alors encore plus fort , espérant que cette folie disparaisse. Etourdi, il s'allongea sur le dos. Sur son ventre, le blason carré de couleur bleu et rouge de son royaume étincellait sous le soleil.  Tout  à coup,  il se leva et cria en tendant son poing vers le ciel : "Non !, je ne suis pas fou Dieu !, non !, je ne suis pas fou !" Le vent s'arrêta. Le désespoir l'ébranla, mais il continua quand même sa route. Un vrai chevalier ne renonce jamais.

Il regarda le ciel : le soleil était aveuglant. Il souffla un grand coup et but une longue gorgée. L'eau était chaude et la gourde était bientôt vide. L'émissaire eut une pensée pour la femme qu'il aimait, mais même en se concentrant, il n'arrivait  plus qu'à entrevoir son image. Il eut un sentiment de solitude passager puis il se demanda si elle pensait à lui. Pendant quelques instants il eut peur ; "Et si elle ne m'aimait pas ?"  Son regard se perdit dans les grains de sables....


Il se rendit soudain compte que la brise avait disparu. Sa raison prit finalement le dessus et il repartit, mais il n'était plus le même, non, comme s'il avait traversé un voile... Il était maintenant à notre service. Ce chevalier, il était nôtre ; un homme envahi par des hordes d'interrogations. Il repartit tout en réfléchissant à ce qu'il venait de se passer. Il dessinait des arabesques dans l'air en attendant des réponses mais rien n'apparaissait...

Un sentiment de frayeur l'envahit à nouveau. Son blason semblait terni et le soleil était parti se cacher derrière un étrange nuage gris. Il ne voyait aucune solution à ses problèmes, il les mélangeait, il avait perdu confiance en lui.

Le ciel s'obscurcit, la lumiére se raréfiant à chaque respiration du chevalier. L'angoisse enserra son coeur d'une poigne de plus en plus puissante. "Suis -je le bon chevalier du roi de l'empire de Nérosse ?" se dit-il tout en étant incapable d'y répondre.

Les nuages avaient fait tomber la nuit en plein jour.  Le blason défiguré, noirci lui criait une vérité qu'il n'osait s'avouer. Ses yeux se fermèrent mais son coeur vit la vérité à travers ses mensonges...

Et il comprit... il vit tous les péchés commis depuis le début de sa vie. Il ne pouvait plus continuer à marcher. Il réalisa dans une prise de conscience fulgurante qu'il n'était qu'un monstre pour avoir refusé la main, pourtant tant attendu, de cette femme. Et que cette lettre allait la mettre à jamais hors de sa portée...

Il tomba à genoux dans le sable en criant. Il arracha la barrette qui tenait ses longs cheveux noirs jais et la lança en bas de la dune... Ses yeux d'un bleu, sombre et profond se posèrent sur le ciel où les nuages crachèrent soudain postillons et éclairs dans un vacarme assourdissant... Le chevalier se mit à implorer son dieu :

- Ô Dieu, pardonne au pauvre chevalier que je suis d'avoir été si aveugle... Je t'en prie... Aie pitié de moi..."

Et Dieu, dans son infinie empathie, le pleura... Ses larmes d'eau pure couvrirent le désert... Des trombes d'eau descendirent sur les dunes... Le chevalier entendit alors Sa voix :

- Chevalier Remoje de Hartozc, je te pardonne car ta vie ne sera que plus difficile à vivre sachant ce que tu as fait... La pire des choses n'est pas d'être aveugle mais d'ouvrir les yeux et de découvrir toute l'horreur que l'on a prodigué... Alors tu vivras et tu retourneras là-bas pour réparer tes erreurs..."


- Dieu ? " dit le chevalier après quelques secondes.

- Oui, que veux-tu ?

- Es-tu mâle ou femelle ?

La question était osée, déplacée mais Remoje s'était toujours demandé s'Il était vraiment comme le montrait les fresques : Un homme... Le chevalier se dit que cette question était comme sa vie... une erreur... Il n'entendait pas Dieu répondre... Il s'attendait au pire, Dieu allait certainement le punir pour son outrecuidance...


Mais au bout de quelques minutes...

- Sache jeune chevalier que je suis actuellement femelle et que Satan est androgyne... Maintenant vas... Rejoins tes frères et soeurs..."

Et ce fut soudain comme un éclatement... tout disparaissait, toute cette réalité explosa pour ne laisser plus que le vide...


Dieu revint vers nous, pour ne former qu'un avec ce qui nous forme... Nous vîmes la fin du chevalier et rîmes des illusions que nous lui avions donné. Nous aperçûmes ce soldat à la recherche du chevalier de Hartozc qui le découvrit mort sa gourde, à côté de lui, vide. Il en déduisit qu'il était mort par manque d'eau. Nous pensâmes à ce chevalier qui avait demandé si nous étions femelle ou mâle et nous nous gossâmes de cette question car le sexe est un concept qui implique des idées comme survie, reproduction alors que nous ne connaissons pas ces problèmes. Nous sommes femelle et mâle et ne le sommes pas. Cela ne peut-être trancrit dans un langage dont ses utilisateurs ne connaissent la réalité dans laquelle nous vivons...

Enfin, quand la communion du Nous fut terminée, Dieu repartit sur la piste temporelle pour nous rapporter toutes les idioties que ces créatures faisaient... Il y eut un temps où nous essayâmes de les amener vers la sagesse mais comme elles semblaient sourdes à nos enseignements, n'écoutant que le choeur de leurs basses envies,  nous décidâmes d'arrêter de les guider, du moins pour un temps...

"Ils ne sont pas du tout civilisés... "

"Ce ne sont que des barbares et ils le resteront tant qu'ils n'auront pas compris la nature même du Nous..."

"L'homme est un animal stupide qui ne comprends que ce qu'il veut comprendre..."


 

 

Iris  Killa  

 

 

Coécrit avec Killa que je salue...

Merci à ceux qui auront lu jusqu'au bout cette nouvelle...

 

pour la photo : sur le site www.freemages.fr 

photo prise par Jean-Christophe LOUBET DEL BAYLE

 

Par Iris - Publié dans : Nouvelles - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 22 juin 2009


Les yeux se sont rencontrés
mais ils n'ont su se détourner...
pris dans les rets d'une passion tourmentée...

Les deux ombres se sont rapprochées
sans se rendre compte de ce qu'elles faisaient...
emportées par un tourbillon de sentiments ignés...

La fougue et l'ardeur ont pris le dessus...
les bouches se sont meurtris en langoureux baisers...
les caresses se sont faits plus pressantes....

Et tout a explosé...
leurs envies dévoilées...
leurs corps empressés...

Mais le temps était compté...
les secondes égrennées... ont repris leur dû...
Que dure était la descente....

Alors que les dernières vapeurs d'alcool disparaissaient
Cendrillon se rendit compte que sa passion
l'avait emporté en une couche qu'elle regrettait...
Cendrillon honteuse et piteuse, s'enfuit de la maison...

Que dure était la réalité sans bulle alcoolisée...
se dit la souillon Cendrillon aux rêves décuités....

Iris


L'image provient de ce site


Par Iris - Publié dans : Poème - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Vendredi 19 juin 2009


C'est une plongée...
en solitaire ou en groupe....
dans un labyrinthe à la recherche d'un trésor
caché dans des coffres cartonnées...

Je déambule et je touche les couvertures... 
j'en choisis un...
je prends plaisir à le tenir en main, à le regarder....
je l'ouvre pour faire défiler les pages...
je sens le grain du papier sous mes doigts...
pour finir je le ferme... et m'enquiert de son coeur...

J'aime être au milieu de ces livres...
avec ou sans image...
Comme au restaurant....
c'est un buffet à volonté...
où l'on peut se gaver à satiété....
l'aventure, l'amour, la vie, le suspense....
tout un menu éclectique
à consommer sur place ou à emporter....

Quand enfin le temps est venu...
je me dirige vers la sortie...
Je laisse pour un temps la bibliothèque....
emmenant avec moi, une petite partie d'elle....
pour ne pas l'oublier...

Iris


Ce poème est dédiée à mes amies de la Bibliothèque de VARADES avec qui j'ai passé de très bons moments , et notamment Suzanne (merci pour les six compagnons et la disparue de Montélimar)... Bises à toutes !!!   ^^
Par Iris - Publié dans : Poème - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Vendredi 12 juin 2009


C'est une sensation qui picote...
même si, un peu, on frotte...
ça n'empêche pas de voir la réalité...
même cachée derrière des idées fausses...
on ne peut se mentir éternellement...
car l'iris est là pour nous montrer
que la vérité n'est pas vraiment
aussi simple et tel qu'on la concevait...

On ne peut rester impassible
mais malheureusement on peut se résigner...
et c'est alors que les yeux...
perdent leur champ de vision pour se borner
à contempler les méandres des chemins
et les coutures des souliers....

L'apaisement salvateur d'une cornée blessée
amène une cascade de sensations aqueuses
s'épanchant sur les joues...
Quelquefois il est bon de s'arrêter
et de laisser le flot des sentiments
exprimer la douleur de l'iris...

Iris
Par Iris - Publié dans : Poème - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Dimanche 31 mai 2009



une petite fille court dans les champs...
elle tombe dans les fleurs embaumant la campagne...
elle se relève et regarde le bocage vert des environs...
sa petite robe volète au rythme d'un vent joueur...
son chapeau vissé sur la tête ne l'empêche pas de plisser les yeux
sous les assauts des rayons du soleil...

Une forte odeur d'herbes coupées se fait sentir...
Elle se remet à courir pour se mettre 
sous l'ombre protectrice d'un chêne centenaire...
elle s'asseoit et joue avec quelques papillons...
elle regarde ses pieds nus avec curiosité...
Elle se couche et regarde le ciel...

Les nuages passent pour la saluer...
Elle le sent... il arrive...
Elle sent sa présence plus forte...
à chaque jour qui passe...
la nature l'appelle, la nature l'attend...
Litha arrive bientôt... annonçant l'Eté...


Iris



 

Par Iris - Publié dans : Poème - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 18 mai 2009


A force de regarder droit devant toi,
Tu n'as pas vu que le chemin s'était bordé d'épineux....

A force d'obéir aveuglément en leurs ordres,
Tu ne t'es pas demandé si c'était vraiment Sa volonté....

A force de ne plus écouter le souffle du vent,
Tu n'as pas entendu l'appel pressant des âmes perdues....

Aussi aujourd'hui regardes-tu tes mains rouillées,
et te demandes-tu pourquoi cette armure te semble si lourde....

Tu te demandes si tu as fait les bons choix....
Paladin, ton coeur s'est refermé, ta foi a vacillé....
mais peut être ne te faut il que retrouver le chemin de ta rédemption
en ouvrant tes yeux, en ouvrant ton esprit....

Tu te demandes si tu as pris la fuite ou si tu es parti au combat....
Paladin, relèves toi, relèves l'étendard de ta foi....
crois en toi, crois en ta mission et jamais ne ploies....
n'écoutes que ton coeur...
ne laisses pas les méphitiques litanies
pourrir l'arbre majestueux qu'est ta vie...

Paladin,
Laisse ton coeur forger 
les arabesques de ton destin...

Iris


 

Par Iris - Publié dans : Poème - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 18 mai 2009
C'est la photo d'une femme souriante,
c'est la photo d'un garçon heureux....

C'est quatre yeux s'aimant sans restriction
sans se demander ce qu'il peut advenir...
C'est le plaisir pur d'être ensemble...
Il n'est pas besoin de mots...
juste sentir l'étreinte de l'autre
pour voir refluer les angoisses
et ressentir cette chaleur universelle...


Iris
Par Iris - Publié dans : Poème - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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